Spilliaert & Minne

Plongé dans un contexte symboliste, Léon Spilliaert parvient à susciter, avec son oeuvre d’inspiration japonaise aux lignes et couleurs abstraites, un univers de mystère et d’aliénation. Des perspectives vertigineuses et une absence angoissante trahissent ses peurs les plus intimes. En raison du caractère fascinant de son oeuvre, il est perçu comme le précurseur du surréalisme. Le sculpteur George Minne s’inspire au contraire d’un primitivisme excessif. Le jeune artiste récolte bien vite les louanges des écrivains symbolistes, qui l’introduisent dans le groupe des XX. Minne, surnommé par Maeterlinck « le grand poète de la grande souffrance », fut plus tard reconnu à Laethem-Saint-Martin comme le père de l’expressionnisme.